Je voudrais te laisser dans les lignes de cette lettre, quelques mots simples… peut-être un peu futiles au premier regard, mais importants pour te permettre d’ouvrir de nouvelles fenêtres.

C’est un joli jour de pluie aujourd’hui. C’est étrange, mais à force de la détester, à force de me mettre en colère contre les larmes du ciel qui répandaient trop de mauvaise humeur dans ma tête, j’ai appris à en trouver des bons côtés qui me plaisent.
C’est donc au son des battements de l’eau passée dans la passoire de mes sentiments que je t’écris, afin de les diviser en mille couleurs de printemps, jusque ici assoupi.

Comme souvent, cette nuit un mot m’a sorti de mon sommeil. Je l’ai entendu remonter les couloirs de mon esprit dans une onde qui disait « capable »… J’ai senti venir cet adjectif commun, trop souvent victime de nos doutes coupables.

Alors je te le dit, je te l’écris pour que tu le gardes et surtout pour ne pas que tu l’oublies : « Tu es capable »
De tout… capable de réaliser ce que tu veux et tout ce dont tu rêves.

Tu es capable d’atteindre les sommets que tu voudras gravir, capable d’apprendre à avoir confiance en toi sans plus jamais te trahir.

Tu es capable d’aimer encore même si tu as été blessé ou piétiné, de te reconstruire, de te renforcer… tu es capable de renaître et tout recommencer.

Tu es capable de gagner même si tu as tout perdu, de te relever si tout s’est écroulé, d’être heureux sans que tout ne soit parfait.

On parle souvent de déplacer les montagnes, d’ouvrir les océans…
Ce sont des images qui nous disent que ce qu’on crée en soi, ce en quoi on croit peut arriver tout simplement.
Tu es capable d’œuvrer, de persévérer, de vouloir enfin sortir du trou dans lequel tu crains de t’enliser.

Je vais te dire un secret…
La chance n’existe pas. C’est une excuse qui te permets de croire que d’autres sont mieux lotis que toi, alors que tu n’as simplement pas trouvé ta voie… celle dans laquelle tu te sentirais pleinement exister.

Ce n’est rien, ce n’est pas grave.
Réaliser c’est déjà bouger d’idées… continuer c’est penser que rien n’est jamais terminé.

Tu es capable et tu seras à la hauteur si tu te sers de tes peurs et de tes erreurs pour évoluer.
Tu n’es coupable de rien… Tu fais de ton mieux, tu fais ce que tu peux avec ce qui t’as été donné et avec les bagages que tu dois traîner sur le quai.

Avant tu sais, moi aussi j’étais comme toi. Je passais beaucoup de temps à douter, à craindre et à me terrer sans jamais oser…
À force de temps et de bienveillance envers les autres et moi-même, j’y suis arrivée…
Tout a changé.

J’ai compris qu’il n’y aurait jamais de ligne à franchir, de médaille ou de coupe à obtenir.
Devenir meilleur que sa version précédente est un but infini qui donne tant de sens à l’existence que tu réalises qu’elle est simplement magique. On peut se réparer… oui, mais tu devras te reposer pour réfléchir… pour ne pas reproduire au risque de rester buté.

Bien souvent je songe à ces gens qui disent et qui pensent qu’on ne change pas. Ils doivent être bien tristes…
Ne deviens pas comme eux s’il te plaît. Laisse les à leurs croyances, car tu es capable de cultiver tes propres lueurs d’espoir. Tu es capable de toujours trouver d’autres façons d’y croire.

Il y’a quelqu’un t’aime quelque part,
plus fort qu’on ne t’as jamais considéré par le passé.
Quelqu’un qui attend le moment de se présenter à toi pour te faire connaître la fluidité, l’harmonie… et le respect.
Tu sentiras ce que personne n’avait pu te faire éprouver avant, ce que tu avais pourtant toujours espéré.
Tu es capable de la trouver et de poursuivre avec elle le chemin tout au long de ta route.

Cette personne existe… elle habite déjà au fond de toi.
Vas à sa rencontre parce qu’elle t’aime. Et tu verras, ce sera la plus belle rencontre que tu n’aies jamais faite 🙏

Elody