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Articles, Interviews, Conseils & Ateliers d'écriture
LES FEUILLES DÉCLINENT EN RÉVÉRENCE
Comme la sève qui descend dans les racines de l’arbre pour le régénérer, je perds moi aussi en énergie… je prends mon ascenseur interne pour un voyage vers le dedans. Quelque chose demande à se replier… se pourrait-il que ce soit pour mieux respirer, aller se revigorer ?
L’INDÉCIS
Il ne reste alors que des larmes pour soigner la douleur de la sincérité confiée en espérant qu’il la voit et qu’il la regarde… Il ne reste que cette déception violente d’avoir voulu le croire, avant qu’une fois encore la girouette se ravise et se remette à tourner… en vous donnant la sensation d’être un papier sans importance à mettre à la poubelle après l’avoir broyé.
L’indécis (s’)épuise.
ELLE EST…
C’est une femme rare. Une femme en vie, une femme qui subsiste, une femme qui existe ! ?
C’est une femme de son temps qui reste à chaque instant dans celui du présent.
REGARDER TOMBER LA DAME
Tes gargouilles inanimées ont assistées impuissantes à la haine sans âme de ce ravage qui a arraché en quelques heures un monument à notre Histoire.
Le ciel de Paris s’est embrasé dans sa peine, le ciel nous est tombé une nouvelle fois sur la tête.
LES PARAPLUIES DU SILENCE
Ça ne fait plus le même bruit, c’est vrai que c’est bien plus joli.
Sous les parapluies du silence, il n’y a plus de nostalgie… j’ai broyé la grisaille et je l’ai soufflée dans le soir pour faire de la nuit un rideau en velours qui me répare.
LA VOYAGEUSE ET LA MONTGOLFIERE
Comme une chenille qui sort de son cocon, je me suis faufilée sous l’amas de toile comme on nage dans la colle. J’ai suivi les sons qui se faisaient de plus en plus précis et je l’ai retrouvé en entrant au cœur de ce qui me semblait être un petit chapiteau. Le spectacle auquel j’allais assister, je n’aurais jamais pu m’y attendre.
QUAND LE RYTHME DU TEMPS REPREND SA PLACE
Je vis à l’envers d’un monde où les aiguilles des horloges tournent dans tous les sens.
Elles font perdre la notion des heures qui se mélangent, elles déraisonnent la rotation de l’espace qui s’égare et même la capacité d’orientation s’échappe.
LE MAL NE PEUT SE RÉPANDRE
Imaginez que les médias ne dégoulinent plus de noirceurs et de puanteur à toutes les heures du jour et de la nuit…
Rendez-vous compte comme le monde serait déjà meilleur ?
Il est temps d’apprendre à couper le téléviseur… faire autre chose, sortir, aller ailleurs.
FRANCHIR MES FRONTIÈRES
Après que mon cœur plein de magma ait éclaté dans la glace de l’indifférence générale, il a fallu faire face à ce champ de bataille… enfin silencieux.
Je me souviens encore combien je l’ai trouvé lourd et assourdissant, tellement étourdissant.
QUAND J’AI PEUR, JE DISPARAIS
D’une noisette, je fais un radeau pour franchir mes rivières.
D’un trèfle, je fais un parapluie de chance contre la peine.
Dans le cœur de la forêt, mes petits poumons sont pleins de gaieté… mais lorsque j’ai peur, encore et toujours je disparais.









